AGIR pour faire annuler la Résolution MAILLARD

ECRIRE à NOS DEPUTE.ES -  DERNIERS EFFORTS AVANT mardi 3 décembre

LES DÉPUTÉ-E-S DOIVENT S'OPPOSER A LA PROPOSITION DE RÉSOLUTION N° 2403 PRÉSENTÉE PAR SYLVAIN MAILLARD  LE MARDI 3 DÉCEMBRE 2019 A L’ASSEMBLÉE NATIONALETrois raisonsTrois raisons (28.21 Ko)

Les adresses de messagerie des députés du 44 :francois.derugy@assemblee-nationale.fr, valerie.oppelt@en-marche.fr, permanence@audeamadou.fr,
cabinet@elhairy.fr, permanence-depute@yves-daniel.org, Permanence@sandrinejosso.fr, audrey.dufeuschubert@assemblee-nationale.fr, yannick.haury@assemblee-nationale.fr,
permanence@sophie-errante.fr

Le MESSAGE possible :
Madame la députée, Monsieur le député,
La conférence des présidents à l'Assemblée Nationale a décidé de mettre à l'ordre du jour une nouvelle version de la "résolution Maillard" lors de sa séance du 3 décembre.
• Oui, il faut lutter contre l'antisémitisme et toute les autres formes de racisme.
• Non, la "résolution Maillard" n'est pas la solution, elle va affaiblir ce combat, diviser la France et menacer nos libertés.
• Je vous demande de ne pas signer cette résolution et si vous avez retiré votre signature, d'inciter vos collègues parlementaires à faire de même.

Un Message plus argumenté 

Monsieur le Député / Madame la Députée,

En tant que citoyen·ne soucieuse du respect des droits de l’Homme et en particulier de la liberté d’expression et de la lutte contre le racisme y compris l’antisémitisme, je souhaite vous alerter sur la proposition de résolution n°2403 visant à lutter contre l’antisémitisme.

En premier lieu, l’exposé des motifs présente l’antisionisme comme une forme d’antisémitisme. Cela relève d’un amalgame dangereux pour la liberté d’expression.
Il vise à faire taire les voix critiques des politiques de l’Etat d’Israël en instrumentalisant l’antisémitisme.

En outre, la proposition de résolution “approuve la définition opérationnelle de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste” (IHRA) et “invite le Gouvernement, dans un travail de pédagogie, à la diffuser auprès des services éducatifs, répressifs et judiciaires.” Comme de nombreuses associations et personnalités l’ont démontré, la définition et ses exemples associés constituent une atteinte à la liberté de critiquer les politiques israéliennes et sont issues de groupes d’influence liés au gouvernement israélien qui cherchent à discréditer les défenseurs des droits des Palestiniens. En France, le réseau d’influence ELNET, proche d’organisations de colons israéliens, a travaillé à promouvoir l’adoption de la définition.

Rappelons également que la CNCDH (Commission Nationale Consultative des droits de l’Homme), l’institution indépendante de référence sur la protection des droits de l’Homme, s’est opposée fermement à la « définition de l’IHRA » dans ses deux derniers rapports sur le racisme et l’antisémitisme (voir le rapport 2018).

Au nom du principe fondamental de liberté d’expression, je vous demande, Monsieur le Député / Madame la Députée, de ne pas co-signer ni voter en faveur d’une proposition de résolution :
- qui ferait l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme
- qui n’écarterait pas explicitement les exemples associés à la définition IHRA

Je vous remercie de l’attention que vous aurez portée à ma demande.