|
Nous sommes allés chez un agriculteur, Halifa, dont la famille possédait ses terres depuis + de 150 ans. Aujourd’hui il se trouve entre les colonies de Soussia et de Kyriat Arba, deux colonies tout près d’Hébron. Il est également cerné par un camp militaire qui assure la sécurité des colonies, ainsi qu’une route de contournement réservée aux Israéliens. Cette route sépare également un village palestinien en 2 et relient les 2 colonies entre elles : ces routes appelées "routes stérilisées" par les Israéliens.
Sa maison est à 2 ou 3 mètres de la clôture qui encercle la colonie de Soussia.
Aujourd’hui l’exploitation et l’habitation sont un des derniers obstacles avant la jonction des 2 colonies encerclant Hebron. Depuis l’installation des colons, sa vie et celle de sa famille est devenue impossible. Les colons y compris les enfants lui jettent des pierres et son fils, environ une dizaine d’année, a même été blessé par balles il y a 2 ans. Ses terres sont en partie enfermées dans la colonie et pour l’autre partie, elles sont en bordure du mur-clôture. Ca fait 4 ans qu’il ne pénètre plus sur ses terres.
Déjà l’année dernière nous n’avions pu pénétrer sur ses terres, les soldats étaient « trop occupés pour nous ouvrir ».
Cette année le harcèlement s’est fait encore plus pressant, les agressions plus fréquentes : jet de pierres, réserves d’eau perforées, injures. Les colons ont détruit en partie la clôture pour accéder plus facilement la famille. Halifa doit veiller chaque nuit avec ses enfants pour sa sécurité, les colons intervenant particulièrement la nuit.
Halifa a porté plainte plusieurs fois, sans résultat. Aujourd’hui il fait appel aux internationaux pour témoigner.
Pour lui qui ne peut plus pénétrer sur ses terres, rester est un acte de résistance.
Aujourd’hui les colons terrorisent une vieille femme, lui cassant les fenêtres de sa maison. Depuis elle vit les volets fermés.
Dernière photo : maison de colons détruite par l’armée israélienne, juste à la limite de la colonie. L’état israélien comptabilise une colonie détruite pour une maison détruite…
|