| Hébron est une ville d’environ 140 000 palestiniens. C’est un enjeu symbolique de grande importance. Hébron abrite le Tombeau des Patriarches. La Mosquée et la synagogue partagent ce même édifice, avec des accès bien séparés.
Depuis 1997, la ville est divisée en 2 zones : 1 zone sous contrôle palestinien, où vivent la majorité des palestiniens, et 1 zone sous contrôle israélien qui englobe le centre historique, économique et religieux. 400 colons fanatiques (d’origine française ou américaine) ont décidé d’occuper la vieille ville. Ils sont protégés par 2000 soldats (4 soldats pour un colon !) et terrorisent la population palestinienne qui fuit.
Comme Jérusalem, Hébron est également cernée par les colonies, dont Kiryat Arba, une des plus anciennes colonies créee en 1968 au lendemain de la guerre des 6 jours.
Quand on entre dans la ville occupée, on découvre une ville fantôme, une ville morte. Les rues sont coupées. Au-dessus de nos têtes de nombreuses caméras de surveillance, également de nombreux drapeaux israéliens signalent l’occupation des bâtiments. Les rues sont silencieuses.
De nombreux magasins sont fermés, abandonnés, portant sur les portes le signe de l’occupant, la croix juive.
Les fabriques de verre soufflé, de poterie qui ont fait la renommée d’Hébron sont détruites. La vie économique a été détruite. Dans la vieille ville, selon un rapport, publié le 30 août 2007 par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), huit Palestiniens adultes sur 10 sont sans emploi et quelques 75 % vivent en-deçà du seuil de pauvreté.
Peu de Palestiniens sont restés, mais pour ceux qui résistent, le quotidien est un enfer. L’enfant qui va à l’école doit ouvrir son cartable au check point. Les femmes qui font leurs courses, qui sortent de leur maison se font injurier et même agresser physiquement à coups de pieds y compris par les femmes et les enfants des colons.
Les colons s’appropriant les étages des bâtiments, les palestiniens sont obligés de se protéger des détritus, des pierres, des parpaings lancés par les colons dans la rue par un grillage au dessus de leur tête.
Tous les jours les colons harcèlent, humilient les palestiniens pour les faire partir.
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