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Mission 2010 : la violence de la colonisation PDF Imprimer Envoyer

Compte-rendu de la réunion du groupe « mission 2010 en Palestine ». Mercredi 8 Décembre 2010

Participants : tous sauf Jean-Jacques et Christine (excusés).

 

1-Bilan des missions, réflexion des participants. « Tour de table » des participants :

-« Je n’ai pas été déçu !, ça marque et on n’a plus la même écoute ni le même regard sur Israël et la Palestine. J’ai envie de chercher d’autres informations et d’emmener d’autres personnes. »

-« Cela a été dur au retour et d’autant plus long à récupérer qu’on regarde les photos…Je n’en suis pas sorti indemne psychologiquement.»

-« On prend du temps pour expliquer les photos, les colons,le camp de bédouins, l’armée…Ce sont des choses qui resteront, il faut vivre cela pour sentir la réalité des choses. »

-« J’ai eu du mal à revenir en France. »

-« Même si on a entendu parler avant, c’est autre chose. On a rencontré des personnes qui le vivent. J’ai découvert que les méthodes d’Israël sont plus vicieuses, plus pernicieuses. Il faut un peu de temps pour digérer. Ce qui est positif : j’ai été beaucoup interrogée par des personnes que je côtoie et leur réaction m’a surprise : les gens sont sensibles à l’insupportable qu’on fait vivre aux Palestiniens. »

-« Pendant 15 jours, je n’ai pas pu parler, je n’ai rien dit, en colère contre la France et contre moi, mon incapacité à peser. »

-« J’ai découvert que les Palestiniens ont trois combats : contre Israël, les colons et…l’Autorité Palestinienne. Ce qui frappe au quotidien : les Palestiniens peuvent à tout moment être contrôlés, avoir à payer des amendes. »

-« Il y a une grosse différence entre savoir les choses et y être confronté. Ça change le regard de l’entourage, on peut témoigner. »

-« Il y a un grand impact sur les gens autour de moi. »

-« On peut mettre des visages sur les faits. »

-« Avoir vu, c’est différent d’avoir entendu. L’organisation par l’AFPS c’est un plus. Sans une structure d’appui, on ne peut avoir cette richesse de contacts. Il y a une complémentarité entre mission découverte et mission « cueillette olives », mais il faut le faire dans ce sens : « découverte » avant mission « olives ». »

-« J’y étais allé, il y a 20 ans, la situation a empiré. Ma grande découverte, la plus positive, cela   a été la résistance non-violente. Je reprends confiance, c’est la solution d’avenir, même si je vois mal comment s’en sortir, c’est une alternative intéressante et pour moi une révélation. »

-« J’ai été contente de rester deux semaines, c’est là qu’on mesure mieux la réalité sur place. On a eu la chance d’avoir une militante sur place. Depuis 4 ans, il y a eu beaucoup de changements. Israël est partout. Du côté palestinien, il y a une volonté de survie. La résistance non-violente donne une image différente de la résistance. Au retour, je rêvais toutes les nuits de Palestine. »

-« Pour moi, le plus marquant, cela a été la Vallée du Jourdain, région délaissée par son propre peuple. L’objectif israélien est de coloniser toute la Palestine, bientôt, il n’y aura plus que quelques « taches palestiniennes » sur la carte, des « réserves ». Le seul processus, c’est la colonisation. Plus il y a de négociations, plus il y a de colonisation. Notre travail de solidarité ici, c’est de faire avancer la prise de conscience et l’engagement politique. »

-« En tant que maire, dans mon discours du 11 novembre, j’ai parlé de la Palestine et d’Apartheid…On m’a écouté poliment et la presse n’a pas relevé. »

-«  Je n’imaginais pas le comportement des Israéliens (colons et armée), c’est insidieux et révoltant. »

-« Pour la colonisation en marche, il y a des zones d’enjeux forts :Vallée du Jourdain, Jérusalem-Est, les villages entourés du mur et des colonies, sans oublier bien sûr Gaza. Nous nous battons pour des valeurs universelles. Les rapports entre les hommes et entre les peuples doivent être fondés sur des règles de droit. Sinon, c’est la loi du plus fort, la loi de la jungle. La résistance non-violente est une option stratégique, mais il ne faut pas oublier que toutes les formes de résistance à l’occupation, y compris la résistance armée sont légitimes au regard du droit international."

 

2-0rganisation des réunions de restitution.

Objectif de ces réunions :

-Témoigner sur la situation, donner à voir.

-Faire prendre conscience aux participants de notre   responsabilité et de notre possibilité d’agir ici.

-Proposer une suite concrète.

La poursuite de ces trois objectifs dans un temps limité (environ 2 heures) suppose qu’on ne passe pas trop de temps à la présentation de diaporamas ou de vidéos pour laisser du temps au débat.

 

Organisation pratique :

Les sous-groupes locaux s’organisent de manière autonome :

-Choix des lieux, aspects logistiques, communication.

-Préparation des documents audiovisuels.

-Présentation éventue

Chaque sous-groupe choisit le thème d’approche qui lui paraît le mieux approprié ( exemple : Sucé entend s’appuyer sur Nabi Saleh, un village dans la tourmente).

 

L’AFPS est sollicitée en appui :

- Pour la préparation des réunions si besoin.

-Transmission de notes prises notamment pour que ceux qui n’ont pas participé à certaines visites ou contacts.

-Fourniture d’un document (diaporama court) à caractère général  (géographique et historique). Selon les cas, ce document sera   utilisé en début de réunion ou après les témoignages

 

Lieux et dates :

- Sucé sur Erdre : vendredi 4 Février salle de la Papinière

- Blain : vendredi 11 Février Salle Henri Dunant.

- Nozay : vendredi 18 Février Salle Jouvence à Nozay.

-Vigneux-Treillières : à La Paquelais ( date à fixer)

-Grandchamp :  A voir entre les maires de Grandchamp et de Sucé, si une seule réunion pour les deux communes ou deux ?

-Redon : à l’étude

-Orvault : à l’étude

-Basse Goulaine : à l’étude.