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Aujourd’hui, nous partons en direction de Bethleem pour la récolte d’olives.
Nous allons précisément dans le village palestinien de Nahhalin situé du côté israelien du mur qui se trouve à 20 kilomètres à l’intérieur de la Palestine. Le mur, pour le moment, est interrompu mais il englobera très rapidement beaucoup de villages palestiniens. Ces villages seront reliés à Bethleem par un tunnel, déjà construit, passant sous la route des colons.
Nous arrivons au village de Nahhalin qui se trouve enclavé entre l’imposante colonie de Betar-illit et une zone militaire qui deviendra une colonie supplémentaire, la viabilisation ayant déjà commencé.
Nous nous dirigeons vers les champs d’oliviers. Il y a une source et un réservoir d’eau qui autrefois était potable et maintenant pollué par les eaux usées de la colonie. Les colons israeliens ont balisé un chemin de randonnée qui passe devant le réservoir.
Les paysans sont régulièrement attaqués par les colons. Est-ce notre présence qui maintient à l’écart un groupe de colons qui randonnait sur le sentier ?
Après la récolte, nous sommes reçus par la famille du paysan pour le thé de l’amitié. Cette journée nous a permis de mieux appréhender le plan de colonisation. Tout est prêt pour la finalisation du plan Sharon élaboré en 1996 pendant la campagne électorale. Ce plan consiste à occuper tout le territoire palestinien pour bâtir le grand Israel et à créer quinze ilots palestiniens, de type banthoustan.
Huit d’entre nous décident de partir à Bethlehem, plus particulièrement au camp de réfugiés d’Aïda afin de découvrir ou de redécouvirir pour certains) les fresques du « Mur », celles du camp et prendre contact avec le Dr Mohamed Al Fatah, responsable du centre culturel « Al Rowad ».
Aïda est un camp de réfugiés géré par l’ONU, crée en 1948 pour accueillir les Palestiniens expulsés de leurs villages annexés puis rayés de la carte par Israël. Nous arrivons par la porte surmontée de l’immense clé, symbole du droit au retour de tous les réfugiés de 48. Chance, une partie de la troupe du centre culturel, danseuses et comédiennes, donne une représentation devant un groupe de cyclotouristes « Bicycles for peace » que nous avions croisés deux jours plus tôt à Halhul alors qu’il se dirigeait vers Hebron. Nous sommes conviés à la représentation et sommes éblouis par laqualité du spectacle de ces enfants.
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