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texte de présentation après une "mission" en nov. 2008 auprès des agriculteurs palestiniens
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Pour les paysans palestiniens, la cueillette des olives dans leurs propres champs devient de plus en plus difficile, voire impossible.
Non seulement, ils ont du mal à accéder à leur champs, mais ils risquent aussi que les terres soient confisquées lorsqu’elles ne sont plus entretenues depuis plus de 3 ans (loi sur mesure votée par Israël pour prendre la terre)
1) Notre présence permet aux Palestiniens d'accéder à leurs terres.
Lors des missions, nous les accompagnons donc dans les endroits où ils ont des difficultés à accéder à leurs terres :
- Champs situés près des colonies israéliennes où les colons armés peuvent les chasser quand ça leur chante, notre présence tend à modérer les exactions des colons.
- Champs situées de l'autre côté du mur construit illégalement sur leur terre et où les portails du mur ne sont ouverts que selon le bon vouloir de l’armée israélienne, à certaines heures et pendant une durée limitée, ce qui laisse peu de temps aux travaux des champs. Et encore ! L’armée ne laisse pas passer tout le monde, elle peut ne laisser passer qu’une seule personne, quelquefois la plus âgée qui a donc peu de moyens pour cueillir et rapporter les olives.
Quelquefois nous pouvons même repartir sans avoir accompli le but de notre mission, avec un grand sentiment d’injustice et d’impuissance. Mais pour les agriculteurs, notre présence est très importante, c’est un soutien moral pour eux. Chaque fois, ils nous demandent de témoigner.
Et par cette présence, nous signifions aux Israéliens que nous sommes des témoins et que nous persistons dans notre soutien à la résistance de ces paysans.
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Ces missions sont organisées par l’AFPS sur la saison de la récolte des olives qui débute aux environs du 15 octobre, par 3 périodes consécutives d'une semaine et donc 3 équipes de 10 à 15 personnes chacune.
Du côté palestinien, le comité de défense de la terre est l’organisateur de la campagne sur place et les équipes interviennent sous sa responsabilité.
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2) Ils se groupent en coopératives et nous organisons la distribution en France.
Depuis 2000, début de la 2ème intifada, le bouclage des territoires palestiniens occupés a provoqué une sévère crise socio-économique dans l’agriculture palestinienne par la fermeture des débouchés traditionnels à la production d’huile d’olives.
Un programme de coopération de l’AFPS, en partenariat avec l’Union des Fermiers Palestiniens (PFU), est mis en action à partir de 2003 pour contourner ces difficultés. La démarche consiste à aider les oléiculteurs palestiniens à commercialiser leur huile d’olive en soutenant la modernisation de la filière de production d’une huile d’olive de très grande qualité.
En se groupant en coopératives, les producteurs apportent collectivement leurs olives au moulin et repartent avec une quantité d’huile correspondant à leur part. Le temps entre la cueillette des fruits est ramené ainsi à moins de 24 heures durant lesquelles ils sont stockés dans des cagettes ajourées au lieu des sacs plastiques peu ventilés auparavant. La propreté et modernisation des moulins sont encouragées. Progressivement, les cuves inox remplacent les bidons plastiques pour stocker l’huile. La formation des fermiers et de l’encadrement technique des coopératives concourent à l’amélioration du processus de culture et de production de plus en plus respectueux de la nature. Nous arrivons ainsi à une qualité finale du produit excellente et répondant aux critères de qualité requis par le marché européen.
Au niveau départemental nous apportons notre soutien à la coopérative de Silat al Harithiya proche de Jénine dont l’évolution dans tous les domaines du processus est excellente.
Du côté français, l’AFPS organise un réseau de distribution de cette huile qui arrive ici avec le concours de Scop Andines (commerce équitable). Ces distributeurs solidaires souvent liés aux producteurs locaux et au commerce équitable et biologique vendent des bouteilles à un prix unique sur le réseau rétribuant équitablement les producteurs (Photo 5).
Cette solidarité vitale permet d’aider concrètement la Palestine à mettre en place une logique alternative de développement. Nous sommes ainsi partenaires des Palestiniens dans leur résistance contre l’occupation de leur terre.
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