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octobre 2009, pétition "Non à l'enfermement à Gaza" Imprimer Envoyer
Mercredi, 11 Novembre 2009 09:28
la lettre d'accompagnement

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

Territoires palestiniens :

Colonisation, Mur, blocus de la bande de Gaza…

Non à l’enfermement !

 

Madame, Monsieur,

 

Voici 5 ans que la Cour internationale de justice de la Haye a déclaré illégal le Mur construit en Cisjordanie, dernier outil en date du vaste régime de contrôle israélien, au bénéfice des colonies. La Cisjordanie est maintenant fragmentée en 6 zones, séparées les unes des autres. Pour les Palestiniens, 38% de leur territoire, notamment Jérusalem-Est, est inaccessible. Peu à peu, dans le silence de la communauté internationale, les Territoires palestiniens suffoquent.

 

C’est déjà le cas dans la bande de Gaza, symbole exacerbé d’une punition collective. Ce territoire est déjà depuis plusieurs années l’objet d’une politique de cloisonnement qui le conduit à la limite de l’asphyxie et ne doit sa survie qu’à l’aide internationale. En décembre 2008, il a été la cible de l’attaque israélienne la plus violente depuis 1967, dont les destructions humaines et matérielles ont été innombrables. Selon le rapport de la mission des Nations unies menée par le juge Goldstone : « des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité ont été commis par les forces armées israéliennes ».

 

Comme l’ont dénoncé 56 lauréats du Prix Nobel et 202 eurodéputés signataires de l’appel « Ouvrez les portes » : « sur une liste de 4 000 produits autorisés par Israël (avant le siège imposé en juin 2007) 30 à 40 seulement sont tolérés aujourd’hui ». Aucune exportation n’est autorisée. Les produits les plus basiques comme les matériaux de construction, l’essence, les vêtements, ou même le matériel scolaire, sont régulièrement interdits. Aujourd’hui, 8 mois après l’attaque israélienne, la reconstruction de la bande de Gaza est totalement impossible.

 

Cadenasser une population pendant 3 ans, la soumettre à l’opération militaire la plus violente depuis 30 ans pour renforcer par la suite le blocus ne permettra pas à l’Etat israélien de garantir la sécurité de ses habitants. Par ailleurs, l’enfermement politique, le refus de tout dialogue avec les représentants élus du Hamas, à défaut de l’amoindrir, créent les conditions d’une plus grande radicalisation.

 

Nous, élus français, demandons donc au gouvernement français, à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, d’agir fermement pour obtenir :

 

- La réouverture complète de la bande de Gaza, afin notamment d’en permettre la reconstruction ;

- La mise en place d’un dialogue avec les représentants du Hamas ;

- La mise en œuvre, par le Conseil de sécurité des Nations unies, des recommandations du rapport de la mission du Conseil des droits de l’Homme menée par le juge Goldstone.

 

Prénom et Nom Fonction Ville ou collectivité