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Lors de sa récente visite aux Etats-Unis, le nouveau Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a réaffirmé l’intransigeance de son gouvernement :
Non, les dirigeants israéliens n’acceptent pas un Etat palestinien dans les frontières de 1967,
Non, ils n’acceptent pas que Jérusalem soit enfin capitale de deux Etats,
Non, ils n’acceptent pas le principe même du droit au retour des réfugiés palestiniens,
Non, ils ne mettront pas un terme à la colonisation.
Et ils en font la démonstration quotidienne en Palestine occupée où la colonisation ne cesse de se développer, mangeant tout le territoire et l’essentiel des réserves d’eau, où la construction du mur illégal se poursuit en profondeur annexant de facto une grande partie de la Cisjordanie, où les routes sont réservées aux seuls colons, où des centaines de barrages militaires empêchent toute circulation, où les incursions militaires terrorisent la population, et alors que plus de 10.000 prisonniers politiques dont de nombreux enfants croupissent comme autant d’otages dans des geôles israéliennes au mépris de tout droit. Parmi eux, notre compatriote Salah Hamouri.
Dans la bande de Gaza, quelques mois après la guerre infernale contre tout un peuple qui a fait plus de 1300 morts, plus de 5.000 blessés et des destructions massives, le siège mortel se poursuit. En toute impunité, et là est bien la question.
Barack Obama a fait part de ses divergences avec son allié israélien, mais n’a décidé aucune sanction contre la politique menée par Israël ni aucune pression pour contraindre cet Etat à renoncer à la violence de l’occupation, l’Europe a d’autant plus la responsabilité d’agir.
Suspendre l’accord d’association Union européenne- Israël.
L'article 2 de cet accord d'association mentionne que « les relations doivent être fondées sur le respect des droits de l'homme et les principes démocratiques qui régissent leur politique intérieure et internationale ».
En cas de non respect de ces obligations, l'article 79 précise que "si une partie considère que l'autre partie n'a pas satisfait à une obligation découlant du présent accord, elle peut prendre des mesures appropriées" et notamment « envisager la suspension de l'accord ».
Le futur Parlement Européen prendra-t-il position en ce sens ?
Actuellement, la coopération économique et militaire européenne avec l'État d'Israël continue comme si rien ne s'était passé.
Le rehaussement des accords d'association entre l'Union Européenne et Israël est toujours à l’ordre du jour alors qu’Israël viole les accords en cours.
La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, qui regroupe quarante associations a adressé aux différents candidats à cette élection européenne, un questionnaire qui a pour but de leur permettre de préciser et de faire connaître leurs propositions pour une solution juste et durable de la question palestinienne.
Si vous êtes convaincus que le droit international doit s'appliquer partout et à tous, si vous pensez que le Parlement Européen peut et doit jouer un rôle pour la paix et la justice, demandez leurs réponses aux candidats, et déterminez votre vote en conséquence !
Plate-forme des ONG pour la Palestine 21 Allée Baco 44 000 NANTES. Mai-juin 2009
- Associations membres de la Plate-forme nantaise : Association France Palestine Solidarité, Pays de Loire Gaza Jérusalem, Comité Palestine Israël Méditerranée (Châteaubriant), Génération Palestine, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), CIMADE, Artisans du Monde, GASPROM-ASTI (Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés), Ligue des Droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples, Enfants Réfugiés du Monde, Union Juive Française pour la Paix,.
- Membres observateurs : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture(ACAT), Amnesty International Nantes sud, Secours Catholique.
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