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Hanan, jeune mère de famille palestinienne mariée à un Français, vit à Machecoul. Elle a témoigné devant le CCFD Terre solidaire.
Témoignage
« Il y a dix ans que je ne suis pas allée voir ma mère à Ramallah et mes soeurs à Jérusalem. Je ne connais pas mes neveux et nièces. Avec un passeport palestinien, je n'ai pas le droit d'atterrir en Israël. Et pourtant, je ne suis pas une terroriste !
Ma mère et mes soeurs habitent à une quinzaine de kilomètres les unes des autres et elles ont beaucoup de peine pour se voir, en raison des permis nécessaires pour circuler. Pour Noël, je ne pourrai envoyer ni lettres, ni cadeaux à ma famille. Le courrier très contrôlé passe au compte-gouttes ou n'arrive pas.
« Les habitants des territoires occupés subissent des conditions de vie très difficiles. Dès 2 h du matin, des hommes qui ont un permis font la queue pendant des heures devant les check points pour aller travailler en Israël. Ils sont à la merci d'un soldat qui peut déchirer leur papier ou les frapper. Même une femme enceinte peut être frappée !
« Depuis la construction du mur, la vie est devenue encore plus difficile, y compris l'accès aux établissements scolaires et à l'hôpital, pour les malades comme pour les soignants qui y travaillent. Les gens passent leur temps à faire la queue devant les postes de contrôle ou pour obtenir des permis de circuler à renouveler tous les trois mois ou plus souvent encore. Soumis à l'arbitraire, ils vivent dans l'incertitude et la peur. Ils doivent accepter les humiliations quotidiennes. C'est horrible et pourtant, c'est la réalité. Tout cela entretient la haine, l'avenir me fait peur, c'est sans espoir. »
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