Le noir et le vert (ou) paroles obscures et paroles d'espoir"
« Les frontières des aspirations sionistes sont l’affaire du peuple juif et aucun facteur externe ne pourra les limiter... » (Ben Gourion, « mémoires », discours en 1937).
« Dans mon écriture, je m’avoue l’enfant de plusieurs cultures successives. Il y a place pour les voix juive, grecque, chrétienne, musulmane. La vision adverse concentre toute l’histoire de la Palestine dans sa période juive. Je n’ai pas le droit de leur reprocher la conception qu’ils ont d’eux-mêmes. Ils peuvent définir leur identité comme ils veulent. Le problème, c’est que cette conception de l’identité signifie la négation de celle de l’autre. » (Mahmoud Darwich, La Palestine comme Métaphore)
« Après être devenus une force importante grâce à la création de l’État, nous abolirons la partition et nous nous étendrons à toute la Palestine. L’État ne sera qu’une étape dans la réalisation du sionisme et sa tâche est de préparer le terrain à l’expansion. L’Etat devra préserver l’ordre non par le prêche mais par les mitrailleuses. » (Ben Gourion, discours de 1938)
« ...Ici, aux pentes des collines, Face au crépuscule et au canon du temps Près des jardins aux ombres brisées, Nous faisons ce que font les prisonniers, Ce que font les chômeurs : Nous cultivons l’espoir... » (Mahmoud Darwich, « État de siège », 2002)
« Nous devrions nous préparer à lancer l’offensive. Notre but c’est d’écraser le Liban, la Cisjordanie et la Syrie. Le point faible c’est le Liban, car le régime musulman y est artificiel et il nous sera facile de le miner. Nous y établirons un État chrétien, puis nous écraserons la Légion arabe, éliminerons la Cisjordanie ; la Syrie tombera dans nos mains. Nous bombardons alors et avançons pour prendre Port-Said, Alexandrie et le Sinaï... » (Ben Gourion, Recommandations devant l’ État Major Suprême, 1948)
Vous qui passez parmi les paroles passagères portez vos noms et partez Retirez vos heures de notre temps, partez Extorquez ce que vous voulez du bleu du ciel et du sable de la mémoire Prenez les photos que vous voulez, pour savoir que vous ne saurez pas comment les pierres de notre terre bâtissent le toit du ciel (Mahmoud Darwich, « Passagers parmi les paroles passagères »)
extrait d'un article de Feti Gharbi - Site du journal " Le grand soir "
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