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rapport d’orientation - Assemblée Générale du 27 février 2010
Mercredi, 10 Mars 2010 15:54

L’association a tenu son assemblée générale le samedi 27 février 2010. Cinquante cinq adhérents étaient présents, témoignant par leur participation active du dynamisme de l’association et de l’implication de ses adhérents dans un objectif commun : le soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour la reconnaissance de ses droits.

L’association compte actuellement 158 adhérents, avec une augmentation importante : + 30% en un an.

RAPPORT D’ORIENTATION POUR 2010

1-La situation sur le terrain et la politique internationale.

11. En Palestine.

Depuis l’agression israélienne sur Gaza qui a entraîné massacres et destructions d’une violence extrême, la situation ne fait que se détériorer et un blocus sévère affame et étrangle les Gazaouis. L’attention s’est focalisée à juste titre sur Gaza, mais dans le même temps, l’occupation et la colonisation se sont renforcées en Cisjordanie.

En Cisjordanie, la colonisation progresse, les infrastructures (routes, ponts) destinées à séparer Palestiniens et Israéliens se développent et la judaïsation de Jérusalem se poursuit avec ses expulsions dans divers quartiers : Sheick Jarrat, Silouane…L’annexion de la vallée du Jourdain continue avec les colonies qui prospèrent sur l’exploitation des ouvriers palestiniens.

Dans le même temps, la politique israélienne, très subtilement différenciée selon les régions aboutit à accentuer la division entre Palestiniens : division politique, mais aussi géographique et sociale. L’absence de perspectives politiques à court ou moyen terme aboutit à un repli sur les problèmes quotidiens. Par exemple, la « paix économique » apporte un peu de répit dans des zones comme Jénine, même si les incursions et les arrestations se poursuivent. Les classes plus aisées de Ramallah s’intéressent peu à ce qui se passe à Jérusalem, à Hébron ou dans la vallée du Jourdain. Nous ne devons pas perdre de vue le rôle central de la colonisation et de l’occupation israéliennes dans cette situation

Malgré ces difficultés, il faut souligner le développement de la résistance populaire non violente : Bil’in, Nil’in, Al Massara qui luttent contre le Mur, la Jordan Valley Solidarity, les résistants d’Hébron sont fédérés dans un comité de résistance populaire. Cette résistance non-violente est violemment réprimée par l’armée israélienne, preuve qu’elle est dangereuse pour Israël. La défense des droits fondamentaux et la résistance à l’occupation restent l’horizon de la lutte des Palestiniens.

12. Du côté israélien,

-Le gouvernement de droite et de l’extrême droite qui n’a d’autre option que la violence et la force brutale renforce les logiques d’expulsion et d’apartheid tout en faisant semblant d’accepter l’idée d’un Etat palestinien pour gagner du temps. Il propose également aux territoires occupés une sorte d’autonomie économique tout en refusant la souveraineté à un Etat palestinien.

13.La situation internationale :

-Les hésitations du nouveau président des USA, après son discours ferme du Caire et son exigence de l’arrêt de la colonisation a modifié son agenda, mettant en priorité les problèmes intérieurs aux USA et l’enlisement en Irak et Afganistan.

-L’Union européenne a mis en veilleuse (provisoirement ?) le processus de « rehaussement » des relations avec Israël, mais elle refuse toujours le principe de sanctions contre Israël.

Cependant, la publication du rapport Goldstone a modifié durablement l’image d’Israël dans le monde et la campagne BDS obtient certains succès. Cela provoque évidemment une contre offensive de la propagande sioniste, signe que ces actions sont efficaces.

 

2-Notre responsabilité comme mouvement de solidarité.

 

La forte mobilisation de la population française pour la justice et le droit en Palestine ne se dément pas, comme en témoignent la participation aux manifestations et l’accueil du boycott.

Notre mouvement de solidarité qui s’est renforcé dans le département, avec le développement important des adhésions (+ 30%) reste le point de repère pour maintenir la mobilisation.

Cette situation de notre association implique une responsabilité : malgré l’absence de perspectives politiques à court terme, il nous faut éviter découragement ou fuite en avant. Notre combat est celui de la défense des droits des Palestiniens.

21.Un combat politique.

Le rôle de l’Union européenne peut être décisif à condition qu’elle engage une politique de sanctions de sanctions envers Israël : la suspension de l’accord UE-Israël reste notre objectif.

La campagne BDS est un moyen de pression sur Israël qui vise deux objectifs complémentaires :

1-Informer les citoyens pour dévoiler la véritable image de l’Etat sioniste. Dans ce premier objectif, il nous faut avoir une approche pédagogique.

2-Un impact économique sur les entreprises israéliennes ou internationales qui profitent de la colonisation.

Cette campagne sera l’axe de notre action en 2010.

22.Développer le lien avec les collectivités.

Nous poursuivrons également notre campagne auprès des collectivités et des parlementaires pour des sanctions envers Israël tant qu’il n’applique pas le Droit international et également pour que soient jugés les crimes de guerre israéliens. Cependant, notre rapport aux collectivités ne doit pas se résumer à les solliciter pour des pétitions. L’exemple de la mission avec des élus du nord de l’agglomération montre que ces missions peuvent être le point de départ d’engagements politiques durables. Il faut pour suivre avec d’autres collectivités.

23.Un soutien direct au peuple palestinien.

Contribuer à la résistance au quotidien sur leur terre et faire connaître la situation que vivent les Palestiniens, sont des objectifs que nous poursuivrons à travers les projets, les missions et les échanges. Nous aurons à recentrer nos soutiens à des projets en privilégiant ceux qui ont un impact politique et permettent de développer des partenariats et des échanges.

Nous chercherons à diversifier les missions, notamment en lien avec les coopératives d’oléiculteurs et dans la vallée du Jourdain

24.Animer les réseaux.

La plate-forme des ONG s’élargit, c’est un lieu de démultiplication des actions qu’il faut continuer à animer. Par ailleurs, 32 organisations ont appelé aux manifestations pour Gaza. La plupart de ces organisations ont des vocations « généralistes » et ne se mobilisent pour la Palestine que dans les moments de crise. Il faut cependant maintenir le lien avec elles par des rencontres et des informations périodiques.

25.Une organisation efficace.

De nouveaux adhérents nous ont rejoints. Cela implique que chacun puisse trouver sa place dans notre association. Nous devons poursuivre notre travail autour de groupes thématiques ou géographiques et de commissions où chacun puisse, s’il le désire, s’investir.

Un effort particulier doit être fait pour développer la formation et les débats entre les adhérents. Cette fonction de formation et débat doit être distincte du rôle du Conseil d’administration.

Le conseil d’administration continuera à se réunir tous les mois pour organiser les actions de l’association et vérifier que les axes de travail correspondent aux orientations définies par l’Assemblée générale.

Par ailleurs, des réunions d’adhérents à thèmes seront organisées trois fois par an sur des sujets d’actualité ou pour faire le point sur la situation politique.

 

_______________________________________________________________________________ L'AFPS soutient le peuple Palestinien dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux fondés sur l'application du droit international. Lire la Charte

 






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